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OPH DE BAGNOLET : NON A L’AUGMENTATION DES LOYERS !

mardi 9 février 2021, par Admin UL CGT Bagnolet

Lors du Conseil d’Administration (CA) de l’OPH de Bagnolet, le représentant des organisations CGT a voté contre l’augmentation des loyers, tout comme les représentants des locataires et celui de la caisse d’allocations familiales.

Pour autant, la majorité des membres du CA (élus de la majorité municipale, personnes qualifiées désignées par le Maire, représentants du Préfet et d’Action Logement) ont voté une augmentation de 0,50% des loyers pour 2021. Pour la CGT, la situation sanitaire et sociale actuelle pèse lourdement sur les finances des locataires. C’est la raison pour laquelle nous avons voté contre cette augmentation.
Mais ce n’est pas l’avis du Directeur de l’OPH qui affirme n’avoir pas ressenti ces difficultés chez les locataires pendant la dernière période.

Certes, il faut veiller à la santé de l’Office, mais ignorer le contexte sanitaire et social dans lequel les locataires se débattent quotidiennement est la marque d’une distanciation grave avec la réalité. L’intervention du Directeur a même été particulièrement inadaptée vis-à-vis des retraités et de ceux qui touchent les minima sociaux qui selon lui s’en sortiraient mieux dans cette période.

La charge logement de l’OPH de bagnolet est loin d’être stable

Les loyers ou charges logement sont loin d’être stables à l’OPH. Celles et ceux dont leur immeuble a été réhabilité l’ont vu, ou vont le voir. Nous ne contestons pas la nécessité de ces réhabilitations, souvent nécessaires, mais les loyers augmentent pour ces immeubles. Ces locataires se voient également contraints à de nouvelles dépenses pour garer leur véhicule dans les espaces dédiés et clos (les parkings extérieurs étant plus rares). De plus, lors d’un changement de locataire dans un logement, dans certains secteurs, l’OPH applique un loyer aligné sur les plafonds maximum, ce qui n’était pas le cas auparavant. Cette mesure a été mise en place pour compenser les baisses des dotations de l’Etat vis-à-vis du logement social, elle aboutit à des loyers différents entre locataires ayant un logement similaire dans un même immeuble. L’Etat se désengage et les locataires paient de plus en plus.

Les revenus des locataires et des salariés n’augmentent pas

Les salariés dans leur ensemble ne voient pas leur salaire évoluer, il a même fortement tendance à diminuer par absence de revalorisation. Les salariés qui ont subi ces dernières semaines le chômage partiel, ont subi une baisse de salaire d’au moins 16%, puisque seulement 84% du revenu est maintenu sur la base de 35h et les primes ne sont pas prises en compte, lorsqu’il y en a. Il faut noter que pour les salariés qui travaillent plus de 35 h, c’est une baisse encore plus lourde. Pour les indépendants ou les auto-entrepreneurs, la baisse est également conséquente. Les travailleurs les plus précaires ont été les plus durement touchés, que ce soit en CDD, en intérim ou pour les travailleurs des plateformes Uber, Deliveroo… Les conséquences ont pu mener à l’arrêt pur et simple des missions, sans aucune procédure de licenciement et pour ceux des plateformes, c’est sans indemnités.

Les minima sociaux ne permettent pas de vivre décemment

Les familles qui touchent des pensions d’invalidité, celles qui perçoivent le RSA… vivent de plus en plus mal. D’une manière générale, toutes les organisations humanitaires annoncent une augmentation de la pauvreté, voire de la misère. Les longues files d’attente aux distributions alimentaires sont malheureusement une réalité. C’est la preuve, par le vécu, de ce manque de revenu pour simplement vivre. Il faut rappeler également que les indemnités de chômage ont baissé fortement ces dernières années, du fait de modifications des droits revus à la baisse. Le gouvernement veut encore aller plus loin et souhaite mettre en place des règles encore moins rémunératrices, ce qui versera une partie des privés d’emploi vers les minima sociaux.

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